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       ILCE-7R Le Compatible
      Dialogue avec l'Elmar 24mm f/3,8 Asph


 

 

 

Dans la première page test-pratique, du Sony ILCE-7R, nous avons fait le choix de travailler avec une optique particulière et très performante. L'apo Makro-Symmar de 90mm f/4,5 est un petit télé objectif avec un cercle d'image de 90mm, c'est à dire deux fois celui du 24x36. Ce choix a permis de faire des images très complètes dans toute la surface du capteur 36Mp de Sony. Manteinant, nous traiterons toutes les optiques à notre disposition à commencer par les grands angles. Trois optiques de très grande qualité fourniront les images de ces nouvelles pages sur le Sony 7R. L'Elmar 24mm f/3,8 Asph-M, le Distagon 15mm f/2,8 ZF2, , et le Biogon 35mm f/2 ZM.

Les Optiques M et le ILCE-7R
L'Elmar 24mm f/3,8, est une optique sans compromis créé par Leica avec un soin extrême. Avec son ouverture maximum digne d'une optique de chambre, cet objectif a des performances hors du commun, avec ses huit éléments, dont un asphérique, il produit des images très brillantes et fouillis. Alors l'idée de coupler cet outil avec un boîtier de 36Mp sans filtre passe-bas paraît aussi une idée brillante. Dans cette page nous allons voir quelles sont les performances et limites de ce couple hors mariage.

Les courbes Ftm du Elmar 24mm f/3,8 Asph
Avant d'illustrer avec nos images ce test-pratique, voici les courbes de rêve de ce chef d'œuvre allemand. Cette fiche technique très complète est disponible dans le site de la marque. Nous avons rassemblé les trois courbes dans l'ordre de fermeture du diaphragme, pour mieux illustrer le peu de variations selon le diaphragme utilisé.
  

 
 

Plus les lignes sont hautes et horizontales mieux c'est. Ici pour le Elmar 24mm f/3,8 les contraste pour 40Plm est pratiquement toujours à plus de 60%!
C'est dommage que Leica n'intègre pas encore les courbes pour 60 ou 80 Plmm comme font d'autres fabricants d'optiques de très hautes performances, car on voit bien que les lignes représentant les 10 et 20 Plmm plaqués au summum n'ont plus d'intérêts. Celles( les plus basses) que représentent 40Plmm pourraient être accompagnées de celles à 80Plmm. Ainsi le lien, résolution, contraste, pixel, pourrait devenir très explicite.
On s'égare, revenons à cette Ftm que peut être est une de meilleures pour un 24mm, surtout dans les angles, et c'est dans ce secteur que nous allons concentrer notre analyse. Pour bien illustrer la particularité de cet Elmar 24mmf/3,8, voici les courbes de deux optiques haut de gamme dans cette longueur focale.
Le 24mm f/1,4 de Leica et le 25mmf/2,8 de Zeiss Dans ces courbes on voit clairement que même si les performances au centre  sont proches et très bonnes, vers les angles celle du Elmar 24mm f/3,8 sont les meilleures. Sacrifier la luminosite pour maintenir une très grande qualite jusqu'aux angles, voila le critére propre aux calculs d'optiques pour chambre photographique que Leica a fait sien pour concevoir ce 24mm.

Les angles dans le cercle
Pour tous les concepteurs des systèmes d'imagerie, la quadrature du cercle a toujours été les angles du format couvert. Avec la finesse de gravure actuelle, le pouvoir de résolution des capteurs est tel, que tout amoindrissement entre le centre et le bord est visible dans le fichier final. Un certain nombre des "tests optiques" très populaires sont faits à partir d'un couple (objectif-capteur), malheureusement très souvent dans ces tests on laisse croire que les performances inférieures sur les bords et angles de l'image proviennent de l'optique testée
Avec les grands angles cette affirmation est totalement fausse et enduit les photographes en erreur, car l'angle d'incidence de la lumière sur le capteur, rend la matrice Bayer très peu crédible, surtout quand on photographie de surfaces planes à des distances très courtes.
 
Le centre avec mires noir et blanc
L'image c dessous a était obtenue à la distance minimale de Map, ce qui donne  un rapport de réduction de 1/25,6, ici avec ce couple nous n'avons pas pu obtenir ce rapport, mais seulement 1/28, plus loin nous verrons si la cause de ce décalage vient de la bague E-M. 
   

 
Cliquez sur l'image

 

La lecture de la coupe au centre présenté à 100% nous permet de voir les lignes de 1/100mm très bien délimitées, ceci représente une résolution de 50Plmm pour ce couple "opto-capteur" avec le damier de 0.25mm de base, on remarque que les carrés, au croisement des lignes, ne sont plus discernées correctement, de plus les irisations colorées typiques d'une matrice Bayer sans filtre passe-bas apparaissent tout en faisant disparaître la structure du damier.
Cette information est capitale, car elle nous dit plusieurs choses, la première est que la résolution de l'objectif est supérieure à celle restituée par la matrice.
La seconde, qu’on répète depuis dix ans, est que les lignes par millimètres ne sont pas un bon critère de mesure de la résolution en numérique, car dans des systèmes complexes de (optoéléctronumemorisation) dans lesquelles un point blanc est toujours plus grand qu’un point de couleur, il est difficile de parler de résolution pour une multiplicité formes sur un capteur donné.

Et la troisième, la plus intéressante pour la suite de ces pages, c'est que les détails  non linaires de 0,01mm sont la limite maximale de séparation du capteur SonyVoir l'agrandissement à 300%

Pour confirmer la limite d'analyse d'un capteur aussi fin que le Sony 36Mp, nous avons fait une image de la mire à la même distance sur banc optique. Sur les vignettes présentées ci-dessous, on a à gauche la prise de vue sur banc avec le Elmar 24mm à f/5,6 et à droite une capture d'écran de l'image obtenue avec le couple 7R_Elmar24mm à f/5,6 également.
Les résultats sont très parlant, la finesse et douceur des détails offerts par l'objectif, vont largement au-delà des damiers 0.25mm et la l'interprétation obtenue avec le capteur du 7R qui ne peut déceler une telle quantité d'information noir et blanc, malgré que ce capteur soit le plus performant des 24x36mm actuels. Voir

Gloire et décadence
Sous ce titre très quinzaine, nous allons voir comment deux summums de technologie (ILCE-7R, Elmar 24mm f/3,8) voient leurs qualités individuelles hors normes, amoindries dès que leur dialogue s'éloigne un peu trop du centre de projection.

Angle et centre
L’extraordinaire performance du Elmar24mm f/3,8 Asph couplé à la finesse de gravure du capteur Sony, fait ressortir de manière trop visible l'écart entre le centre et les bords de l'image. Dans le test de cette optique avec le M9 de Leica nous n'avions pas remarqué une telle difference (1). Cet écart est encore plus marqué quand on photographie une surface plane.
Dans le Ftm du Elmar 24mm, on voit clairement que cette optique peut fournir 40Plmm à plus de 60% de contraste à 20mm du centre. Mais dans nos fichiers nous ne retrouvons pas cette finesse dans les angles de l'image. Après plusieurs tests sur des sujets multi dimensionnels et mires
 en couleurs  à différentes distances de Pdv, nous avons décelé un phénomène bien connu des opticiens, mais pratiquement jamais indiqué par les fabricants de matériel photographique.

La courbure de champ
En général la courbure de champ est décrite comme un plan incurve, plus ou moins concentrique au centre optique. Ici à la distance de 70cm  c'est le contraire , la mise au point dans les angles pour l'Elmar 24mm f/3,8 est plus lointaine qu'au centre de l'image. Pour un grand angle, ce type de courbure de champ est  dommageable, car en général avec ce type d'optique les premiers plans sont très nombreux et largement plus proches que le plan central. Ainsi les angles vont souffrir des multiples dégradations; la performance moindre de l'objectif, angle d'incidence sur le capteur, et  la courbure de champ.

 

 Cliquez sur les images pour voir à 100%

Dans les images ci-dessus,dans la série de gauche, la mise au point est au centre à 70cm, et dans la série de droite la mise au point à était faite sur l'angle inférieur droit de la mire. Ces paires d'images à 100% montrent parfaitement l'amoindrissement dans les angles quand la Map est calée au centre.
Pour obtenir l'image de droite, nous avons le placé le vidéo-télémètre du 7R pour dans l'angle voulu, et nous avons reculé l'appareil jusqu'à obtenir le point dans ce secteur, un recul de 12cm à était nécessaire pour avoir l'angle parfaitement net.
Si on regarde attentivement, on voit que la paire d'images faites avec Map dans les angles est superbe dans les deux secteurs, ce qui confirme la justesse du Ftm de Leica.
En pratique cette courbure de champ sera visible sur des sujets répétitifs couvrant une grande surface de l'image (pelouse, graviers, sable...) mais en reportage la diversité des sujets rend pratiquement indécelable cette courbure de champ.
Pour les images nécessitant un rendu parfait jusqu'aux  angles, il est préférable de faire la Map dans les angles et profiter de la profondeur de champ pour obtenir un très bon centre.
 
Rendu optique Rendu capteur 
 

 

 Cliquez sur l'image

Avec un rapport de 1/50, nous avons fait deux images, la première sur banc optique et la deuxième avec le Sony 7R. Les éléments de la mire vont de 1mm à 0,1mm et sont des couleurs complémentaires aux couleurs qui les entourent. Par ce moyen nous voulions être encore plus explicites sur le peu d'intérêt qu'ont les tests optiques actuels avec des mires en noir et blanc. Le Sony 7R malgré sont extrême finesse (5µ) ne peut restituer la finesse que lui donne à voir l'Elmar 24mm Asph.
Sur les pages consacrées au Hasselblad H4D 50ms et ses quatre poses avec déplacement du capteur, nous avions montré les limites de la matrice Bayer et les efforts mis en œuvre pour la contourner.
Un grand opticien comme Leica souffre de la matrice Bayer, un grand fabricant des capteurs comme Sony souffre aussi de la matrice Bayer. En attendant que l'industrie puisse produire le capteur qui placera la matrice Bayer aux côtés de la Kodachrome, comme une grande invention remplacée par d'autres technologies, continuons à photographier.
 
Conclusion
Sur les images ci-dessous plusieurs recadrages sont présents pour illustrer au mieux les rendus exceptionnels de ce couple. Si on tient compte de l'amoindrissement vers les angles et du vignettage que nous avons décrit dans une page dédié exclusivement à ce problème. Ce couple peut satisfaire beaucoup des photographes.
     

 Cliquez sur les images

 

Tin Cuadra

1)  Plusieurs sources indiquent que Leica en collaboration avec les fabricants des capteurs ( Kodak, Cmosis) aurait réussi à placer les lentilles décalées vers les angles du capteur, ceci afin de mieux collecter la lumière très oblique sortant d'un objectif grand-angle. D'autre part la taille du pixel de 6,8µ du M9 et ses 18Mp réduisent l'écart de résolution entre le cotre et les angles quand on fait une loupe à 100%

Voir aussi

Hasselblad 50MS

Anexe sur la correction du vignettage

Test sur banc du Elmar 24mm f/3,8 Asph et avec M9

Leica Camera, page du Elmar 24mm

 

 

 

 

 





 

 

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