Accueil
RevuePratiqueTechniqueTestsVitrines

Dossiers


 

Photographie plasticienne
L'extrême contemporain
Dominique Baqué
Éditions du Regard, 2004, 288 p., ill. NB et coul., bibl., ind., 37e.
 
 
Dominique Baqué actualise les sujets abordés en 1998 dans un Art paradoxal. Elle n’a plus besoin d’expliquer les contours de la photographie plasticienne. L’après post-modernisme impose une maturité et une évidence dans la très grande dispersion des styles et des tendances quant aux œuvres et aux pratiques photographiques des années 1990. L’auteur les décrit dans son analyse à partir des termes standard (le banal, le trash, l’intime, le non-lieu…) qui induisent la déstructuration de l’art.
« bouleversement, désarticulation, désenchantement, deuil et mélancolie semblent bien constituer un champ lexical homogène susceptible de traduire la relation de l’homme au paysage aujourd’hui ».
L’apport du numérique (photo fiction, transformation de l’humain, eugénisme, manipulations technoscientifiques du corps) s’oppose au renouveau du documentaire avec des artistes qui prennent conscience des événements historiques et des drames sociopolitiques contemporains : Fish Story de Sekula ; Reportage sur la communauté d’Emmaüs de Pataut ; Living in The Fringe de Saussier.
Enfin Dominique Baqué présente les artistes qu’elle admire, Araki, Boltanski, Sherman, les Blume, et aussi Denis Adams, Lewis Baltz, Alfredo Jaar, Jeff Wall, Philip-Lorca diCorcia, pour l’esthétique Hannah Collins, Holger Trülzsch, un aspect du travail d’Alain Fleischer et les dernières œuvres de Victor Burgin.
Je vous conseille vivement ce nouvel ouvrage ou Dominique Baqué apporte sa lumière et sa critique, pour s’imposer à nouveau par son texte érudit et par le choix subtil des photographies qui l’illustrent.

L. S.

.:. Haut