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                                                                                                                © Photo Jean Claude Planchet .

Les Peintres
de la Vie Moderne
 

 

 



Valérie Jouve, « Sans Titre n°3 D961184 »,
Photographie couleur, 1994, 100x130 cm
© Centre Pompidou, Musée national d’art moderne,
diff RMN, Paris 2006
© adagp, Paris 2006



Eric Rondepierre, « La Foule - série Suites »,
Photographie couleur, papier cibachrome,
aluminium, 1999-2001, 123,5x251,2x4 cm
© Centre Pompidou, Musée national d’art moderne,
diff RMN, Paris 2006 © adagp, Paris 2006



Beat Streuli, New York.
© Centre Pompidou, Musée national d’art moderne,
diff RMN, Paris 2006 © Beat Streuli

 

 

 

 
Infos Pratiques :

Exposition jusqu'au 29 Novembre 2006
Centre Pompidou
19, rue Beaubourg
75004 Paris
01 44 78 12 33

www.centrepompidou.fr

Le Centre Pompidou expose jusqu'au 29 Novembre la collection photographique de la Caisse des Dépôts. L'occasion d'avoir un aperçu exhaustif de la création photographique des vingt dernières années.
C'est à la fin des années quatre-vingt que la Caisse des Dépôt entreprend une collection d'œuvres photographiques, au moment même ou le médium faisait sa place dans le petit monde l'art contemporain. Ce mécénat avait pour but de mettre en valeur la jeune création artistique et de valoriser un médium qui, à l'époque était encore largement méprisé par les institutions.

Présentation
Le choix des images s'est orienté au départ vers des thématiques en liaison avec le territoire social et son aménagement, le travail, l'architecture ou l'urbanisme, mais au fil des années la collection s'est enrichie et propose aujourd'hui des œuvres couvrant un champ beaucoup plus vaste. Les choix de la caisse des dépôt se sont révélés justes et audacieux puisqu'on retrouve dans l'exposition des artistes qui, à l'époque de leur entrée dans la collection n'étaient presque pas connus, mais qui,  aujourd'hui, font référence dans le milieu de l'art : Andreas Gursky, Hiroshi Sugimoto, Sophie Ristelhueber pour n'en citer que quelques uns.

L'exposition du Centre Pompidou fait suite au don de la Caisse des Dépôt de toute sa collection au musée. Plus de 700 œuvres photographiques représentatives de la création contemporaine appartiennent désormais au centre, leur assurant une visibilité plus grande que dans les locaux de l'entreprise. La collection comporte donc un ensemble de formes et de postures éparses et c'est peut être là le hic de l'exposition, qui met davantage en valeur la quantité d'images que leur qualité.

Un bric à brac visuel
Le choix des commissaires d'exposition a été de présenter les images en les accumulant sur les murs. Du sol jusqu'au plafond, les images "s'empilent" les unes à côté des autres, rappelant les cabinets de curiosités ou les expositions de peintures au XIXème siècle. Le spectateur alors, est invité à piocher, au fil de ses déambulations, les images qui l'interpellent, le surprennent. Certaines photos ressortent, marquant leur force. Ainsi les images de Valérie Jouve, par la taille des tirages et leur lumière si particulière, se démarquent de l'ensemble. D'autres, au contraire, perdent beaucoup de leur force. C'est le cas du travail du couple Becher, représenté par seulement une image alors que l'intérêt des photos est normalement d'être présenté en série.
Cet accrochage chaotique a l'inconvénient de diluer les images les unes une dans les autres et de créer des comparaisons qui n'ont pas lieux d'être. Mais elle a aussi l'avantage de créer du lien, des correspondance entre les images et de constater des points de vue communs, des approches communes.

La photographie est depuis plusieurs années présentes dans les expositions du Centre Pompidou qui a été une des premières institutions à reconnaître la valeur artistique de ce médium. On se demande alors pourquoi dans une exposition censée mettre en valeur une production photographique, le titre et l'accrochage font, encore une fois de l'image photo un avatar de la peinture, comme si la modernité des images n'avait toujours pas de qualité autonome.

                                                Jórdi Gourbeix

 

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