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Portes
Jean-Marie Francius

 

 

 

Exposition du 4mai au 8 juin 2006

Galerie Daragnès
11,rue Gît le Coeur
75006 Paris

Horaires
lundi à vendredi de 10 h à 13 h
et de 14h à 18h
samedi de 15 h à 18h30

 

De quel côté de ces portes sommes-nous ?
Quelle face est présente ? Est-ce un envers ou un endroit, un dehors ou un dedans ?
Dans les photos de Jean-Marie Francius, l'espace est vide de ses dimensions traditionnelles. C'est abstrait qu'il se glisse dans la mémoire d'or collective, avant que ne se divisent le moi et les autres.
Ces simples portes de bois, de tôle ou de zinc arborent des décorations naïves, des calligraphies primitives.
Surfaces pleines à parcourir, intrigantes. Dont le détail nous retient, venu du corps. Il accroche la course de l'oeil rond.
Prise dans le carré, la porte s'immobilise, tel un Mandala, tout à la dispersion de son parfum sacré.
Ces photos n'ont pas dérobé les portes à la curiosité de ceux qui passent ; elles les ont confiées à la chaleur et à la générosité de ceux qui s'égarent et qui tardent.
Elles sont l'odeur de l'endroit.
Ces portes fermées ouvertes pourraient être des gravures.
Elles nous rappellent les portes secrètes des tombes pharaoniques que seuls les esprits traversent.
Ici l'expérience artistique creuse sa dimension spirituelle, pousse l'âme comme seul regard au-devant de l'environnante beauté. À elle, d'en saisir la lumière pour déterminer le moment et réaliser l'éveil.
Le dialogue qui s'établit entre le photographe et son objectif repose sur la découverte de ces lieux ,où dans un même jet la beauté touche le corps nu d'une femme, l'humble vieillissement d'une porte.
C'est une beauté qui montre comme elle cache.
Comme le silence, la musique.
C'est une beauté qui se trouve là où s'harmonisent en elle vibrations intérieures et rythmes de l'espace et du temps, sans scintillement ou fausse fierté, dans l'humble écoulement de la conscience.

                                                      Nabil Naoum

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