Zeiss nous dit que ce Sonnar – mot dérivé du mot Sonne (soleil) en allemand – est la réincarnation moderne du classic 50mm f/1,5 de l'époque du Contax II. Nous ne pouvons pas comparer les deux optiques, mais les progrès des verres optiques et des traitements de surfaces laissent penser qu'il s'agit d'optiques très différentes malgré leurs origines communes. Le Planar 50mmf/2 est aussi en test actuellement,  ça nous permettra de faire un parallèle entre ces deux formules très différentes.

a) La zone centrale de cette optique est très particulière, du moins sur le banc : des micro-détails bien reproduits se détachent d'une ambiance très diffuse. Si on regarde attentivement le damier, on s'aperçoit que même les éléments de 0,25mm de la mire réduits 100 fois (2,5µ) sont encore visibles à travers un voile de lumière.

b) A dix millimètres du centre, le comportement de cette optique est très mal perçu par notre système de test. C'est la première optique qui nous montre les limites de la vue aérienne. Nous avons fait de nombreuses images avec un M9 pour mieux comprendre le comportement de cet objectif.

c) Pour les raisons que nous évoquions ci-dessus, le prélèvement à 20mm du centre n'étant pas représentatif de la qualité d'image, nous ne l'avons pas illustré 

d) La dé-focalisation des trois couleurs est importante à pleine ouverture, surtout pour le rouge. Le vert, le bleu et le blanc sont pratiquement sur le même plan focal. L'évolution du rendu en fonction du diaphragme est très rapide et, dès f/2 , le contraste et la résolution de toutes les couleurs sont bons, sauf pour le rouge.

e) Avec la mire Rf1 à grand contraste, on visualise l'évolution du contraste avec la fermeture du diaphragme, mais aussi la qualité des micro-éléments reproduits.

Conclusion
Quoi dire d'une optique qui a mis à mal notre système de test !? On peut dire que notre banc avec une profondeur de champ de quelques microns est piégé par des optiques qui décalent trop fortement les plans focaux, et que la pondération de résultats est déterminante pour informer de la qualité réelle de cet objectif. Avec le Leica M9, nous pouvons faire la part des choses et voir à quel point cette optique est performante à tous les diaphragmes, même si la résolution n'est pas la plus élevé ; en-dessous de f/2,8 le comportement est doux et défini, et au dessus de f/2,8 le contraste et la définition sont présents pour fournir des images très brillantes.


f/2,4


f/2,8


f/2,4


f/1,5


f/8


f/8


f/5,6

 

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