Le Biogon 25mm f/2,8 ZM, est plus long seulement quelques millimètres  que l'Elmarit 24mm f/2,8 asph, mais d'un diamètre nettement inférieur, il est remarquablement bien construit et compact.

a) Zone centrale
Dès la pleine ouverture la qualité est très bonne, l'excellence échappe de peu à cette optique, car à f/2,8 il y a une perte de contraste et un peu d'aberration chromatique qui amoindrissent la qualité. Ceci est visible surtout sur les damiers gris de l'image. 
A partir de f/4 la qualité augmente et devient superbe à f/5,6, c'est ce diaphragme que nous choisissons comme référence. 
A f/8 la diffraction commence a amoindrir l'effet tranché du rendu des formes. 

b) Zim 
A dix milimètres du centre le comportement est tout à fait remarquable! C'est seulement à pleine ouverture que les colorations parasites et la perte de contraste dégradent légèrement l'image par rapport à la zone centrale. Pour les autres diaphragmes c'est du très haut niveau, on pourrait même le placer à égalité avec l'Elmarit de 24mm qui reste notre référence.

c)  zone périphérique
A 20mm du centre  le prélèvement est très critique pour les grands angles. Pour cette optique les choses se passent presque comme pour les autres zones. C'est à dire une pleine ouverture en retrait, mais du très haut niveau des f/4, la qualité dans cette zone à f/5,6 est tout à fait comparable à celle du centre.

Aberration chromatique 
Rien de surprenant par rapport à d'autres optiques testées par cette méthode. La résolution du rouge et bleu est plus faible, et n'atteint jamais la résolution obtenue sur le blanc et le vert. A f/5,6 les plans de focalisation sont réunis et forment une image libre de toute coloration parasite.

Diffraction 
Le test de diffraction avec une mire de très grand contraste n'est pas assez exigeant pour ce type d'optique, nous sommes en train de créer une mire à faible contraste pour mieux illustrer la perte de contraste et résolution en fonction du diaphragme.
Sur la mire actuelle le rendu du Biogon 25mm f/2,8 est excellent à partir de f/4. A f/2,8 on remarque la perte de contraste entre les formes, ce qui confirme la faiblesse décèlée précédemment avec la mire à damier.

Conclusion
Nous sommes sur le même comportement que le Biogon 21mm déjà testé.
Le seul point faible,l'aberration chromatique à pleine ouverture, qui limite un peu la résolution et le contraste des micros détails.
Pour ceux qui pratiquent la photographie de paysage ou l'architecture au grand angle, le Biogon 25mm f/2,8 est un très bel outil. Dommage qu'il ne soit pas fourni avec le parasoleil, comme c'est le cas pour les optique ZF pour les boîtiers Nikon.

Images

Ces images au Leica M9 illustrent très bien les performances de cette optique.


f/5,6


 f/5,6


f/8


f/5,6

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