Nikkor 50mm 1,2
Avec son ouverture extrême et son énorme lentille frontale, la conception du Nikkor 50mm 1,2 fut un véritable défi. Malheureusement, les résultats ne sont pas à la hauteur de ce que l’on pouvait espérer.

a – Zone centrale
A pleine ouverture dans la zone centrale, l’aberration chromatique et la perte de contraste sont si importantes que le damier-test est dénaturé au point de transformer presque totalement les informations de couleur.
A partir de 2,8, le contraste s’améliore sensiblement et les aberrations sont moins perceptibles. Malheureusement, c’est seulement à f/5,6 qu’elles deviennent négligeables
.

b – Zone d’intérêt maximum
On observe sur la ZIM une perte de résolution accrue, toujours noyée dans les aberrations chromatiques. C’est seulement en diaphragmant que l’on corrige cet effet sans jamais le faire totalement disparaître.

c – Zone périphérique
Ce comportement est encore plus prononcé dans la zone périphérique.

d, e – Aberration chromatique
L’analyse des aberrations chromatiques nous aide à mieux comprendre la faible qualité des résultats obtenus jusqu’à présent. En effet, on peut constater le grand décalage de mise au point pour chaque couleur, générant un halo chromatique très important autour du cercle blanc.
Les aberrations chromatiques sont très gênantes, elles  se résorbent partiellement a 5,6. Pour confirmer visuellement ce phénomène nous avons rajouté deux captures : une à pleine ouverture et une autre à 5,6 sur une mire composée de cercles allant de 1 mm à 0,1 mm. (voir)

f – Diffraction
Sur la mire rf1, au contraste de 1000/1, à pleine ouverture, la présence de détails est noyée dans la perte de contraste et les aberrations chromatiques. A partir de f/2 jusqu’à 5,6,  les choses s’améliorent sensiblement, le contraste augmente. A partir de f/8, la diffraction commence à se faire sentir, sans que ces ouvertures plus faibles aient permis d’atteindre une qualité optimale.

g – Annexe
Pour compléter l’analyse de cet objectif nous avons revu le comportement entre f/1,2 et f/2 au centre pour mieux visualiser les changements dans ces ouvertures extrêmes.


Conclusion
Nous n'avons remarqué aucune prouesse technique pour cet objectif. Cependant, pour tout photographe cherchant un rendu dans lequel le respect strict du sujet n’est pas une priorité, le Nikkor 50mm f/1,2  est un outil à découvrir.

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