• Résolution   
• Matiére et grain   
• Prises de vues   

Le test du Flextight X5, nous l'avons réalisé dans les locaux de Prophot, où le scanner est disponible en location. Le fait de ne pas disposer du scanner dans notre atelier nous à contraint à reduire le test à l'essentiel. Voici donc les principaux points sur lesquels nous nous sommes arrêtés.

Densité
Avec notre gamme de densité circulaire, nous avons fait une numérisation à 3000dpi, en gardant toute l'amplitude de l'histograme, et une autre en poussant le scanner à déboucher les hautes densités. La première méthode produit l'histogramme le plus riche dans les tons moyens et hautes lumières. C'est donc celui ci que nous analyserons.
Le gain de 0.30 à 0.45 en densité exploitable, par rapport au V750 Pro,  et le bon contraste, sans trop de bruit dans les hautes densités, est effectivement une qualitée qui permet au X5 de se détacher nettement d'autres scanners, annoncés eux aussi à 4D. Sur l'image de secteur avec point blanc réalisé sur photoshop dans le cercle du bas, nous constatons la bonne tenue du contraste et du bruit pour les densitées supérieures à 2,60D.


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A partir de 3D et jusqu' à 3,30D, la séparation des éléments est bonne. Au-delà les choses se compliquent et l'analyse des formes en couleurs de l'original devient impossible.
Il faudrait comparer ces résultats avec ceux d'un scanner rotatif pour savoir si la technologie d'analyse point par point avec photomultiplicateur est supérieure. Mais il est probable que la qualité Flextight X5 soit très proche, et  au maximum permis pour un scanner basé sur le principe de la projection d'une image sur capteur CCD. 

Résolution
Comme pour le scanner Epson V750 Pro, nous avons réalisé quatre numérisations sur différentes mires.
La mire Rf2 positive (01mm-001mm), analysée à 5000ppp en mode RVB, nous permet de voir l'excellente qualité optique de l'appareil. Le contraste, jusqu'au détails les plus fins, est superbe. Sur ces images et captures d'ecrans, on peut voir la très grande tenue des micro-éléments à la variation de valeurs d'entrée, preuve que la densité sur les détails les plus fins est suffisament élévée pour résister à un éclaircissement de 50% !!


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On peut dire que le flare et les aberrations chromatiques sont presque inexistants.
La mire Rf2 négative, comme nous l'avons dit précédemment, nous permet de voir la résolution extreme du systéme. Le X5 va au-delà de 50Plmm sur une mire de  haut contraste sur film. Voilà un élément fondamental pour extraire aux mieux les micros détails du cliché.

Le test avec le damier, composé des éléments de 1/100eme de milimètre, numérisé à 5000dpi sous cache, nous montre que ce scanner est capable de voir les micro-détails, même à des résolutions inférieures à 8000dpi!, maximum possible avec le passe-vue dédié au tambour virtuel.

Suite à ces résultats, on peut imaginer que le grain de certains films sera bien reproduit, ou du moins la sensation de matiére, c'est à dire les détails sculptés dans le grain.

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Matière et grain
Avec la mire Rf2 multicouleurs sur film positif, nous percevons justement, la capacité de ce scanner à détacher le maximum d'informations contenues dans le film, c'est à dire l'image la plus complète possible.
Sur ces numérisation en RVB à 5000dpi, on peut voir le modelé du grain du film ektachrome, variable selon la couleur, (en vert la résolution est meilleure)


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Sur la partie monochromatique de la mire, on voit la très bonne reproduction des détails dans tout l'espace des densités de la mire. 


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Pour la première partie de ce test avec mires, le X5 se sort de toutes les épreuves avec grande classe. Voyons maintenant les résultats en production sur des clichés réels.

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Prises de vues
Comme précédemment avec le V 750 Pro, dans cette partie, nous numérisons une grande variété de surfaces sensibles très différentes : Polachrome, Polapan 55 ou encore le film Kodak infrarouge en 4x5.

Le Polachrome
La Polachrome et sa double structure (trame, grain), nous permet de faire la relation entre les résultats des test sur mires de résolution et le rendu photographique. Sur le scanner Epson, nous avions remarqué un certain arrondissement des formes qui dénaturait la particularité de cette émulsion. Avec le X5, la Polachrome fourmille de détails, et les lignes RVB restent parfaitement visibles. L'atmosphère de cette émulsion vu à l'oeil nu est impossible à reproduire, c'est pourquoi nous nous contenterons de dire que le Flextight X5 reproduit une grande quantité d'éléments constituant l'image.


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Kodachrome.
Sur cette émulsion, aucune contrainte particulière. Les résultats sont très bons, quelque soit la méthode de numérisation.


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Sur la vue en Kodachrome 200 à 5000ppp, on peut voir le "grain-image" très bien réproduit. Avec la résolution de ce scanner, la matiére prend corps et ça se voit.


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Velvia
Cette vue 4.5 x 6cm sur Velvia a été numérisée à 2000ppp seulement, et même avec ce peu de pixels au mm(78), les micro-détails ont une très forte présence. Les zones denses dévoilent presque complètement leurs mystères, et c'est seulement dans les densités extrêmes  que le noir sans information s'impose.


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Ektachrome 100
Cette vue très dense, sous exposé de 1,5diaph, pose énormément de problèmes aux automatismes des numériseurs, car presque toutes les valeurs se trouvent dans les zones plus ou moins troubles des grandes densités, là où les limites de la source d'éclairage, le bruit du capteur, rendent le témoignage du pilote très relatif. Le X5 réussi à faire cette numérisation en mode automatique sans difficultés majeures.
La numérisation, légèrement magenta, ne pose aucun problème de correction sur photoshop, et on trouve de l'information très loin dans les ombres.


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Sur cette autre vue en  6x7, numérisé également en automatique, on distingue bien la capacité du X5 à caler la pose au mieux pour représenter toute l'étendue de l'image, jusqu'aux limites du film.


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 Cette image, même en analyse directe avec une loupe 10x, n'offre pas beaucoup plus de détails dans les ombres et hautes lumières.

Le noir et blanc

TMY 400 (4x5)
Pour traiter le noir et blanc, la haute résolution et un flare minimum sont indispensables pour reproduire les micros structures, surtout dans les faibles densités, là où les grains d'argents sont noyés dans la lumière de zones transparentes du négatif.  Le X5 a une très bonne réponse dans ces zones transparentes, avec un bon contraste de micro-détails, et peut lire le grain et donc réstituer du modelé, des nuances. Les noirs creux sont rares et souvent liés aux choix de numérisation.
Pour la vue suivante, nous avons utilisé négatif-positif direct, et couleur RVB classique. Après traitement, on constate que la numérisation en RVB est plus complète et harmonieuse.


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Il faudrait d'autres tests pour affirmer que le mode négatif-positif est systématiquement moins subtile, comme nous l'avons remarqué pour le V 750 Pro. Mais on peut  tout de même préconiser de numériser les négatifs noir et blanc en couleurs RVB classique, et de les convertir dans un logiciel de traitement d'images.

Le Polapan 55
Dans la lancée du travail en noir et blanc, nous en profitons pour glisser deux vues en Polapan 55, afin de voir le comportement du scan sur ce type d'émulsion riche en matiére et nuances.


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Pour ces vues, nous avons numérisé en noir et en couleur, et sur ces deux modes, il n'y a aucun inconvénient. Le rendu en couleur est superbe et produit une multitude de nuances très aléatoires, comme par exemple cette bordure bleutée, invisible à l'oeil nu.


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Voilà des phénomènes inespérés qui peuvent enrichir la copie, et que justifient le travail en couleur RVB classique.

Infrarouge
Ce film 4x5, disparu depuis quelques années, avait un modelé très particulier, personnalisable à souhait, une granulation forte, et surtout les négatifs avaient une densité générale élévée, même dans les zones d'ombres du sujet le négatif au forte dénsité par rapport à d'autres négatifs noir et blanc.


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Le X5 traite ces clichés aisément et produit des images riches qui peuvent être modifiées à volonté dans le logiciel de traitement d'images.


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Gigabitfilm
Ce film, contrairement au précédent, n'a pas de grain( ultra fin). Les zones claires du négatif sont presque transparentes, cette transparence étant due au support, à l'absence de voile et de grain dans les Dmin. Ceci pose un grand problème lors de la numérisation, puisque le scanner doit séparer dans un milieux très hostile les micros-détails  produits par cette émulsions pouvant résoudre plus de 400Plmm !


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C'est avec un vrai plaisir que nous regardons cette numérisation faite à 3000ppp seulement. Le piqué et le modelé sont extraordinaires. La partie agrandie du cliché est un secteur à taille réelle de pixels d'un négatif numérisé au rapport 10x avec une résoloution de sortie à 300ppp.

Négatif couleurs
Nous avons gardé pour la fin ces émulsion très "frustrantes", tant par leur apparence orangée inintelligible, que par les résultats décevants obtenus avec beaucoup de numériseurs.
Les ingénieurs de Hasselblad disposent d'une machine haut de gamme à offrir au pilote, et ils ont très bien su tirer profit (on ne parle pas du prix).
Sur ces clichés sur film Portra 160VC, en pose normale, et +1, le scanner en mode auto produit une image très juste en chromie, très facile à traiter en post production.

Le seul point sur lequel il faudrait revenir pour voir de plus prés, est l'assombrissement précoce des tons moyens-sombres. La chevelure, par exemple, passe de manière abrupte du châtain au brun, produisant même des zones creuses.


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Avec la vue +1, la chevelure est plus proche, mais les hautes lumières frôlent la saturation. Il faudrait beaucoup de tests pour trouver la façon la plus parfaite de traiter les négatif couleurs. Cependant, les numérisations produites en mode automatique sont très encourageantes.

Conclusion
Bravo aux techniciens ! Ils ont produit un scanner exemplaire qui, de plus, est très agréable à utiliser.
Le seul point faible, s'il fallait qu'il y en ai un, serait que la résolution reste limitée à 2000ppp en 4x5.
On aurait aimé faire plus de numérisation avec le Flextight X5, mais nous n'avons pas voulu abuser de l'hospitalité de Prophot numérique, qui nous a facilité l'accès, pendant plusieurs heures, à ce scanner haut de gamme destiné à la location sur place.

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